Cette année, la a pour thème « Donner pour recevoir » (lien en anglais) — ces mots nous rappellent que, collectivement, nous progressons grâce à la solidarité et à la collaboration. Dans tous les secteurs d’activité, le mentorat reste un des meilleurs moyens de transmettre les connaissances, d’ouvrir des portes et d’inspirer la relève.
Pour en avoir un exemple, nous avons parlé à Caroline Delisle, gestionnaire principale de projets au sein de notre équipe fédérale, et à Nerissa Zhang, gestionnaire adjointe de projets au sein de l’équipe atlantique. En effet, toutes deux ont participé au programme de mentorat de Colliers Maîtres de projets. Elles nous ont parlé de leurs moments et leçons mémorables, montrant bien qu’il faut parfois donner pour recevoir et que le mentorat est un puissant catalyseur de croissance dans une carrière.
1. Comment votre participation au programme de mentorat illustre-t-elle pour vous l’idée qu’il faut « donner pour recevoir »? Qu’avez-vous donné et reçu?
Caroline : La relation de mentorat illustre très bien pour moi cette idée de « donner pour recevoir ». Je soutiens des femmes plus jeunes, je partage mes connaissances avec elles, je leur offre un espace où poser leurs questions en toute sécurité et je les aide à progresser dans leur carrière. En retour, je vois mieux ce que traversent celles qui entrent dans notre industrie et j’ai la satisfaction de les aider.
Nerissa : J’étais honnête et bien préparée, voilà quel a été mon apport au mentorat. Qu’il s’agisse de discuter de la relation avec les collaborateurs quand elle se complexifie ou de transitionner d’un rôle de soutien à un rôle de direction dans les projets, je ne me présentais jamais à une rencontre sans avoir pris le temps de bien me préparer. J’ai aussi été très transparente en ce qui concerne mon plan de carrière et où je veux en être dans deux ou trois ans.
Ce que j’ai reçu en échange, c’est de la lucidité. Grâce à ma mentor, je comprends que gérer un projet va au-delà des tâches immédiates; c’est aussi anticiper les risques, influencer les discussions et se positionner de manière stratégique dans un projet ou une organisation.
2. Quel serait votre meilleur conseil à une femme qui se destine à une carrière dans l’industrie de la construction?
Caroline : Le meilleur conseil que j’ai reçu et que je voudrais à mon tour offrir à d’autres, c’est d’être souple et de ne jamais arrêter d’apprendre. Il ne faut pas avoir peur d’apprendre de nouvelles choses, de rencontrer de nouvelles personnes, d’écouter, de s’exposer à de nouvelles façons de faire.
Nerissa : Un conseil qui a particulièrement résonné pour moi, c’est d’oser prendre plus de responsabilités même si je ne me sens pas encore tout à fait prête. Il faut juste mettre un pied devant l’autre.
3. Avec le recul, y a-t-il un moment dans votre carrière dont vous êtes particulièrement fières et que vous a-t-il appris?
Nerissa : Au début de ma carrière, j’avais souvent l’impression de ne pas avoir l’expérience ou la préparation nécessaire pour prendre la parole et offrir mes idées. Caroline m’a encouragée à prendre confiance en moi et en mon bagage pour oser parler durant les réunions.
Caroline : Je suis toujours fière à la fin d’un projet, mais ceux qui me marquent le plus ont toujours une importante dimension humaine. À mes débuts dans l’industrie, j’étais gestionnaire de projet adjointe à la Ville d’Ottawa, je m’occupais du réaménagement et de la mise à niveau des parcs municipaux. Ma nièce et mon neveu, qui étaient tout jeunes à l’époque, trouvaient bien cool d’avoir une tante qui construisait des structures de jeu. J’ai aussi travaillé à l’agrandissement du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. On m’a confié un sous-projet, qui était de suspendre un avion Snowbird au plafond du hall d’accueil, et j’ai toujours un sourire maintenant quand je pense aux enfants qui lèvent la tête et s’écrient « wow! » en entrant au musée. Les gens, c’est le plus important, dans n’importe quel projet — les gens avec qui vous travaillez ou ceux dont la vie sera améliorée grâce à ce que vous allez réaliser.
4. Quand vous n’êtes pas occupée à gérer des projets, y a-t-il une activité qui vous énergise ou vous inspire tout particulièrement, et comment est-ce que cela se reflète dans votre travail?
Nerissa : En dehors du travail, la boxe me donne beaucoup d’énergie. L’entraînement et la compétition m’ont appris l’importance de la constance, de la discipline. Ils m’ont aussi appris à composer avec la pression. Alors, au travail, quand les choses se compliquent, je sais rester calme, piocher pour venir à bout des problèmes et, surtout, persévérer, même quand les progrès n’arrivent pas assez vite à mon goût.
Caroline : Dans mes temps libres, j’aime prendre des leçons de chant ou de piano, faire de la couture, nager, m’entraîner. J’aime apprendre de nouvelles choses, que ce soit pour le travail ou mon développement personnel, mais la principale façon dont je recharge mes batteries, c’est en passant du temps avec mon mari et nos trois chiens — Arthur, Frannie et Peanut.
Le mentorat, c’est bien plus que des conseils qui aident une personne à progresser dans sa carrière; c’est un catalyseur de croissance. Comme l’expérience de Caroline et de Nerissa le montre bien, l’information et les encouragements distillés au fil des rencontres nourrissent la confiance, aiguisent le jugement et renforcent le leadership à tous les niveaux.
Dans une profession où la collaboration occupe une place centrale, il est essentiel d’investir les unes et les uns dans les autres. Car ces efforts de transmission des savoirs et de soutien à la relève, en plus d’aider des personnes à réussir, confèrent plus de force et de résilience à l’ensemble de l’industrie.




